Comment Google traque votre GSM, même en mode veille


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En 24 heures, un téléphone Android en veille, et sans mouvement, avec Chrome en tâche de fond, a communiqué des données de localisation aux serveurs de Google à 340 reprises. Soit une moyenne de 14 envois de datas par heure.

 


Depuis le scandale Cambridge Analytica, on sait vaguement que Facebook sait tout de nos vies. La moindre trace que nous laissons sur nos parcours numériques est siphonnée, stockée, triée. Et, ensuite, monétisée auprès d’annonceurs soucieux de cibler finement leur message. Et si, au royaume des mouchards, Facebook n’était qu’un enfant de chœur ? Et si, en réalité, le champion toutes catégories du pillage de données privées n’était autre que Google, celui qui nous accompagne du matin au soir, et du soir au matin, sur nos mobiles, tablette, PC, depuis notre table de nuit au boulot, en vacances ou au resto ?

C’est du moins ce que révèlent clairement, coup sur coup, deux enquêtes portant sur les pratiques de Google. La première, menée par l’agence de presse Associated Press. La seconde, particulièrement accablante, publiée par Douglas Schmid, un informaticien de la Vanderbilt University de Nashville (Tennessee). En filigrane : des réglages opaques, des paramètres trompeurs. Et, beaucoup, de poudre aux yeux, dans le chef du géant de la Silicon Valley.

La mécanique générale est connue. Depuis des lustres, Google, dont 85 % des revenus proviennent de la publicité, propose aux internautes un service d’historique des positions. Redoutable, l’outil recense religieusement tous les points où l’utilisateur a été géolocalisé afin de retracer ses allées et venues sur une carte. Chacun (mais peu y songent) a le loisir de désactiver ce « service » dans les paramètres de son compte Google. Le cas échéant, Google demande confirmation via une pop-up d’apparence anodine. Il faut baisser le regard et potentiellement scroller un peu, toutefois, pour arriver à l’information la plus intéressante : « D’autres services Google, comme la recherche et Maps, peuvent enregistrer certaines données de localisation dans le cadre de votre activité ». La désactivation de l’historique des positions, contrairement à ce que l’utilisateur pourrait penser, n’empêche donc pas le suivi de ses pérégrinations quotidiennes. Elle supprime simplement l’accès à la carte de ces déplacements.

La suite ici :  http://plus.lesoir.be/174828/article/2018-08-24/comment-google-traque-votre-gsm-meme-en-mode-veille

27.08.18

Istacec

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