Comment le numérique pollue dans l’indifférence générale


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Les ordinateurs, smartphones, data centers, réseaux et objets connectés engloutissent déjà 10% de la consommation mondiale d’électricité. L’augmentation des usages vidéo, l’explosion à venir de l’Internet des objets et de la blockchain, ou le traitement massif des données avec l’intelligence artificielle vont aggraver encore plus l’empreinte carbone du numérique.

 


On peut désormais tout faire grâce au numérique : regarder la télévision en replay ou en streaming, écouter des millions de titres de musique, stocker nos milliers de photos dans le cloud, discuter en vidéo pendant des heures sur WhatsApp ou Messenger, piloter les équipements de sa maison, jouer en ligne… Le tout, bien sûr, grâce à nos nombreux appareils connectés (téléviseurs, ordinateurs, tablettes, smartphones, montres, enceintes…).

Avec les années, ces outils sont devenus de plus en plus puissants pour accompagner les nouveaux usages et supporter une consommation toujours plus folle de données. Car au XXIe siècle numérique, tout est connecté ou a vocation à le devenir. Nos équipements, nos maisons, nos infrastructures de transport – demain les véhicules autonomes -, nos villes, les usines et même les champs sont bardés de capteurs qui les rendent « intelligents ». Sept milliards d’objets connectés seraient en circulation en 2018. D’après Gartner, ils seront au moins 20 milliards en 2020 et augmenteront encore nettement ensuite avec les progrès de la miniaturisation, la généralisation de la 5G ou encore les nouvelles perspectives du big data associé à l’intelligence artificielle.

Problème : la révolution numérique, qui change en profondeur la société et l’économie, est un désastre pour l’environnement. Si Internet était un pays, il serait le troisième plus gros consommateur d’électricité au monde, derrière la Chine et les États-Unis. D’après plusieurs études, il engloutit déjà entre 6% et 10% de la consommation mondiale et pèserait près de 5% des gaz à effet de serre globaux.

La suite ici : Comment le numérique pollue dans l’indifférence générale

22.12.18

Istacec

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