Comment le populisme manipule la notion de «peuple»


peuple

 

La volonté des populistes de s’adresser directement au peuple témoigne davantage d’un rejet du système représentatif que d’une compréhension de la majorité silencieuse.

 

 


Le terme «populisme» est polysémique. On considère parfois le populisme comme un style (proximité langagière avec le «peuple», habillement simple «populaire», etc.), ou on le réduit à un discours démagogique. On peut aussi considérer que l’aspect le plus important pour définir un populiste, en plus des deux précédents, est son attachement à se considérer comme le représentant du «vrai peuple», c’est-à-dire comme le représentant légitime de la majorité silencieuse. Mais quelle est-elle?

S’agit-il du peuple tout entier moins les classes d’en haut (les «élites»), soit de la majorité de la population nationale? Parle-t-on de la partie prolétarisée de celle-ci? Dans ce dernier cas, le «peuple» se réduit-il à la classe ouvrière à laquelle s’adjoindraient les personnes au chômage et les populations précarisées? Y ajoute-t-on les employées et employés? Celles et ceux travaillant dans les secteurs de l’artisanat et du commerce? De l’agriculture? Et où met-on les classes moyennes salariées? Bref, le terme populisme est trompeur.

Il renvoie, dans les différents pays où il est utilisé, à des contenus différents. Aux Pays-Bas, le populisme fait référence à un parti de droite qui se radicalise, le Parti pour la Liberté. En France, il est utilisé pour qualifier un parti d’extrême droite qui essaie de muter, le Rassemblement national. Au Venezuela, il sert à définir un régime autoritaire.

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1.12.18

Istacec

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