Comment les Gafam veulent surfer sur la crise sanitaire mondiale




L’annonce d’Apple et Google, qui se présente comme altruiste (puisqu’elle vient en aide des États dans leurs efforts dans le cadre de la crise sanitaire)  pose pourtant rien de moins que les bases d’un système mondial de traçage des populations et de partage de leurs données dans le cadre de la crise sanitaire.


Et voilà, nous y sommes : Apple et Google ont annoncé le 10 avril dernier une démarche commune visant à la mise en place d’une infrastructure logicielle pour les applications de « traçage social », dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de Covid-19. Il aura finalement fallu moins de vingt jours entre la décision du Comité européen de la protection des données (CEPD) décidant la levée de l’interdiction sur l’échange et le traitement des informations personnelles des citoyens membres de l’Union européenne et l’annonce de la collaboration des deux géants du numérique.

Mais pourquoi les deux géants du numériques font-ils cette proposition maintenant ? Quel objectif poursuivent-ils ? Au moment où les digues européennes et françaises semblent céder aux chants des sirènes du traçage numérique des citoyens, ils se positionnent pour conquérir un maximum de parts de marchés dans le business mondial colossale de la collecte des données personnelles de santé. Le véritable enjeu est ce marché, pour lequel ils préparent depuis des années grâce au suivi global (en fait la surveillance généralisée) des populations et à la monétisation de leurs données personnelles au travers d’une multitude d’applications (souvent gratuites) leur permettant de réaliser des profils numériques extrêmement précis.

Pour bien comprendre l’ambition des GAFAM et le rapprochement inédit entre Google et Apple, quelques chiffres sont éclairants : en octobre 2019, le cabinet de consultants Frost & Sullivan a estimé à 234,5 milliards de dollars la valeur du marché mondial de la santé numérique d’ici 2023 (soit une hausse de 160% par rapport à 2019) dans un marché de la santé au sens large (numérique, diagnostiques, soins, prothèses, etc.) estimé à 6 500 à 7 000 milliards de dollars, ce qui correspond à environ 8,5 à 9,3% du PIB mondial.

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21.04.20

Istacec

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