La comptabilité de la mort


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Le quotidien allemand « Der Tagesspiegel » a publié une liste de 33000 personnes mortes en tentant de rejoindre l’Europe. La politique européenne est efficace – mais meurtrière.


Le drame des réfugiés est devenu une affaire des chiffres. Nous nous sommes habitués d’apprendre le décès de douzaines, de centaines, de milliers de réfugiés qui périssent lorsque leurs embarcations de fortune coulent, lorsque des réfugiés meurent de froid dans les montagnes des Balkans et dans d’autres circonstances. Mais les informations se limitent aux seuls chiffres. La liste publiée par « Der Tagesspiegel » montre la réalité qui se cache derrière ces chiffres – en notant les noms (lorsque celui-ci est connu), l’endroit du décès et la cause, les lecteurs se rendent compte que derrière chaque ligne sur cette liste, se trouve un être humain, une histoire, un destin, une tragédie.

La « comptabilité de la mort » rend une identité aux victimes. Ils ont des noms, ils ont des parents, des enfants, des amis, une histoire de souffrance et d’espoir. Mamadou Konate, un Malien de 33 ans, est mort dans l’incendie d’un camp de réfugiés à San Severo en Italie. Frédérick Ofosu, Ghanéen de 33 ans, s’est pendu à Qawra sur l’île de Malte après que sa demande d’asile avait été rejetée. Samuel, un garçon congolais de 6 ans, a péri avec sa mère Véronique dans le naufrage de leur bateau entre le Maroc et l’Espagne. Mamadou, Frédérick, Samuel et les 33000 autres victimes sont morts à cause de la politique européenne.


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14.11.17

Istacec

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