Condamnation à mort de djihadistes français : le casse-tête franco-irakien






 

La condamnation à la peine capitale de citoyens français lors d’une série de procès en Irak relance le débat, alors que la France se défausse sur Bagdad en lui laissant la gestion pénale de ses ressortissants.



 

Les condamnations à mort par des tribunaux irakiens, ces derniers jours, de onze djihadistes français transférés à Bagdad depuis le Kurdistan syrien embarrassent Paris. Le président Emmanuel Macron plaide pour une abolition mondiale de la peine capitale – il en fait même une cause symbolique. Or, même s’ils ont rejoint les rangs de l’organisation Etat Islamique (EI) et pris les armes contre leur propre pays, ces jeunes restent français.

Traditionnellement, les autorités nationales se démènent pour rapatrier leurs ressortissants condamnés à mort ou sauver leur tête quand il s’agit de trafic de drogue ou d’autres forfaits de droit commun. Aucun citoyen français ne peut être extradé vers un pays où il risque la peine capitale. Sur ce dossier hautement sensible, la France, non sans hypocrisie, fait le choix de se défausser sur l’Irak en lui laissant la gestion pénale de ses ressortissants, plutôt que d’affronter les risques sécuritaires de leur rapatriement.

Des jeunes Français n’en vont pas moins demeurer dans les couloirs de la mort sans que Paris, au-delà de la protection consulaire, notamment sur la régularité du procès et les conditions de détention, veuille et puisse faire grand-chose pour les en sortir. Dans une tribune rendue publique lundi 3 juin, une quarantaine d’avocats français ont dénoncé « un immense déshonneur » – sans pour autant proposer de solution.

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5.06.19

Istacec

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