Consensus sur la question des réfugiés


Consensus

Demain, les raisons que des gens auront de fuir leur pays seront toujours plus nombreuses, et pour des migrations bien plus irrévocables qu’un conflit pour lequel on peut toujours espérer le retour de la paix : les guerres et les conflits ne s’apaiseront pas si nous maintenons nos politiques étrangères actuelles ; les crises écologiques vont se multiplier si nous ne prenons pas des mesures drastiques pour endiguer le dérèglement climatique ; les crises sociales et politiques proliféreront si nous continuons à piller, directement ou indirectement, les richesses du continent africain.


Cela fait de longues semaines que le débat sur l’accueil des réfugiées se développe, de manière de plus en plus virulente et dichotomique. D’un côté, les « bobos-bisounours-gauchistes » qui mettent en avant les droits humains et l’application stricte des lois internationales ; de l’autre, les « dédés-fachos-racistes » qui veulent défendre le territoire contre ce qui apparaît comme une invasion et contre des dépenses qui mettent à mal notre sécurité sociale, au détriment des Belges.

Rares sont les membres d’un de ces camps prêts à entendre les arguments adverses et à en discuter calmement, sans en venir à des arguments ad hominem ou à des clichés non fondés. Les faits et les données chiffrées ont peu de poids ; les convictions sont telles qu’on ne les regarde pas s’ils menacent de mettre en péril ces certitudes. Les opposants aux réfugié.e.s se présentent comme des résistants et accusent ceux qui soutiennent ces réfugiés de collaboration. Cela s’appelle un dialogue de sourds et la vie ressemble de plus en plus à ce que Shakespeare diagnostiquait : « une histoire dite par un idiot, pleine de bruit et de fureur, et qui ne signifie rien » .

Pourtant, quand on lit les positions des deux camps, une évidence finit par sauter aux yeux : tout le monde est d’accord sur un point. Non seulement les deux camps, mais aussi un troisième : les réfugié.e.s. Et pas un point de détail : nous voudrions toutes et tous qu’il n’y ait plus de réfugié.e.s.


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13.02.18

Istacec

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