COP24 : le nouveau contexte scientifique des négociations climat


contexte

 

 

L’enjeu principal de cette réunion au sommet sera d’améliorer la transparence et le suivi des engagements climatiques des pays, en termes de réduction d’émissions et de financements de la transition. Un point clé consistera à préciser les informations qui devront être rendues publiques. Cette transparence renforcée est une étape essentielle pour instaurer une dynamique de confiance, et ainsi initier un processus pour renforcer les engagements des États d’ici 2020, date d’entrée en vigueur de l’Accord de Paris.

 


Un document dessinera la toile de fond de ces négociations climatiques : le « rapport spécial 1,5°C » du GIEC. Ce rapport, qui compile plus de 6 000 publications scientifiques, constitue le nouvel état de l’art de la science sur le climat. Il comporte deux volets : le premier détaille les impacts d’un réchauffement de 1,5°C sur le climat et les écosystèmes ; le second présente des trajectoires socio-économiques pour atteindre cet objectif.

1,5°C plutôt que 2°C : cela fait-il une réelle différence pour les humains et les écosystèmes ? Le rapport apporte pour la première fois une réponse quantifiée et sans ambiguïté : oui, chaque demi-degré compte.

Avant ce rapport, il existait relativement peu de matériau scientifique sur les impacts d’un réchauffement de 1,5°C. Les précédentes études portaient sur des réchauffements de 2°C ou plus. Et les différences entre 1,5°C et 2°C n’avaient rien d’évident, vu le caractère complexe, non linéaire, du système climatique et des écosystèmes.

L’annonce d’un rapport spécial du GIEC a suscité une série de nouvelles publications, dont les résultats sont édifiants. Les vagues de chaleur, les précipitations intenses et les sécheresses seront autant de dommages en moins pour les populations humaines si le réchauffement est limité à 1,5°C.

Rappelons ici que 1,5°C est un objectif de température moyenne, mais celui-ci masque des variations saisonnières et géographiques importantes. La canicule de 2003, qui avait fait 70 000 morts en Europe, pourrait ainsi devenir une nouvelle normalité d’ici la fin du siècle si le réchauffement atteint 3°C (Ouzeau, 2016). Un réchauffement de 2°C aurait également un impact bien plus fort sur les écosystèmes, avec par exemple une quasi-disparition des coraux et réductions généralisée des zones d’habitat des animaux et des plantes.

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3.12.18

Istacec

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