Coronavirus : il faut veiller au respect des droits et libertés




Lettre de la Ligue des droits humains aux ministres et parlementaires au sujet des pouvoirs spéciaux dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. « Si l’écart que nous vivons entre le fonctionnement actuel de nos institutions et la protection de nos droits et libertés est acceptable pour répondre à l’urgence, il faut à tout prix éviter que l’exception ne devienne la règle ».


La Ligue des droits humains est bien consciente que nous faisons face à une crise sanitaire de grande ampleur, qui nécessite la mise en oeuvre de mesures exceptionnelles pour endiguer la propagation du Covid 19, ralentir la contagion et ainsi préserver la capacité du système de soins de santé de faire face à ce virus. Comme la Ligue a pu le rappeler ces derniers jours, le droit à la vie et le droit à la santé sont des droits fondamentaux. Les Etats ont l’obligation positive de protéger ce droit à la vie et à la santé contre l’actuelle pandémie du coronavirus.

Néanmoins, la Ligue des droits humains doit aussi rappeler que, dans la mise en oeuvre de ces obligations et dans l’organisation des mesures exceptionnelles, il faut veiller au respect des droits et libertés et au respect de l’Etat de droit.

Si l’écart que nous vivons entre le fonctionnement actuel de nos institutions et la protection de nos droits et libertés est acceptable pour répondre à l’urgence, il faut à tout prix éviter que l’exception ne devienne la règle et qu’il soit ainsi trop facile d’exploiter nos paniques à venir. Si nous voulons que l’État de droit, déjà menacé avant la crise du Covid 19, y survive, il est crucial de réagir en distinguant de manière nette et claire l’urgence de la normalité.

La suite ici : Coronavirus : il faut veiller au respect des droits et libertés

29.03.20

Istacec

Laissez un commentaire

You must be connecté pour laisser un commentaire.