Coronavirus : la saga des retours de vacances, reflet d’un pays perdu




Il vous arrive de vous pincer pour vous assurer que vous ne rêvez pas en tentant de comprendre la situation politique belge?  Vous risquez de le faire une nouvelle fois, cette semaine. La décision relative aux codes de couleurs est chaotique et révèle un manque d’anticipation. A l’image d’un pays en quête de gouvernement et d’identité.


Il y avait la saga des masques, des tests, du tracing, il y aura désormais la saga des retours de vacances. Yves Van Laethem, porte-parole interfédéral, a été envoyé au casse-pipe mercredi soir pour divulguer un message inaudible sur un sujet pourtant majeur si l’on veut éviter une seconde vague.

Nos autorités avaient-elles oublié que les Belges partiraient en vacances et, surtout, qu’ils en reviendraient assez vite? Cette question, exprimées par le docteur Philippe Devos, responsable du principal syndicat médical du pays, sont sur toutes les lèvres… depuis le 1er juillet. Les mesures ont finalement été annoncées le 8 juillet.

Mais quel chaos! Il fallait entendre ce pauvre porte-parole expliquer que les codes couleurs au sujet des pays sûrs, moins sûrs ou dangereux se trouveraient sur le site des affaires étrangères, mais qu’il faudrait attendre deux ou trois jours car, pour le moment, ce sont d’autres couleurs, liés au pays où l’on peut partir, qui occupent la page principale.

Le retard à l’allumage est dû au choix assez incompréhensible de mettre le Conseil national de sécurité en vacances, comme si l’épidémie était derrière nous. Les groupes d’experts analysent toujours la situation, bien sûr, mais leurs recommandations doivent passer à la moulinette des différents niveaux de pouvoir.

La suite ici  : Coronavirus : la saga des retours de vacances, reflet d’un pays perdu (analyse)

10.07.20

Istacec

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