Coronavirus : sommes-nous tous devenus fous?




Le Coronavirus suscite beaucoup d’inquiétude. Les médias tartinent sur le sujet. Ils commencent à se demander s’ils n’en font pas trop. Les réseaux sociaux ne sont pas en reste mais ont moins de scrupules. On frise l’infodémie. Dans les pharmacies on recense des cas de pénurie de gel hydroalcoolique ou de masques de protection. Pourquoi autant de bruit pour une simple grippe?, entend-on souvent. Est-ce qu’on devient tous collectivement fous ?


Sur les réseaux sociaux on a vu émerger comme une vague ce texte du médecin et président de l’Absym Philippe Devos, qui effectuait un petit calcul simple, si le Coronavirus était traité comme une simple grippe, il y aurait environ 850.000 personnes infectées, 50.000 morts et une grave crise sanitaire liée à l’insuffisance de lit d’hôpitaux.

Bien sûr d’autres médecins de l’institut scientifique de santé publique lui ont répondu que justement on ne traitait pas le Coronavirus comme une simple grippe et que donc ce scénario apocalyptique n’était pas correct. Mais un autre médecin, comme le docteur Thomas Orban, président de la société scientifique de médecine générale convenait bien que le risque de carence de lits était je cite “non nul”.

Bref, c’est un peu comme des constitutionnalistes, mettez 3 médecins autour de la table vous aurez 4 avis différents. Sauf qu’ici, le débat avance sur base de faits et de chiffres. On progresse dans la compréhension des enjeux, des “risques” du coronavirus pour la santé publique le mot est important. Le « risque » qui est passé de modéré à sévère selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies.

La plupart de journaux mettent en « une » une photo d’un homme ou une femme portant un masque. La « une » de la Libre ce matin est claire « Les Belges prennent enfin la mesure du risque”. Le journal explique d’ailleurs que les groupes qui conseillent les autorités se basent sur les données du RAG, le risk assessment group et le RMG, le Risk Managment group (c’est toujours mieux géré en anglais). C’est d’ailleurs ce qui caractérise le risque : on peut le gérer selon la célèbre définition de l’économiste Frank Knight. Il distingue le risque de l’incertitude. Les deux sont des manières de faire face aux aléas. Mais le risque est quantifiable (par les probabilités) ce n’est pas le cas de l’incertitude.

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5.03.20

Istacec

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