Covid-19 : Boris Johnson, le contre-exemple




Alors que Royaume-Uni enregistre la pire mortalité d’Europe, le premier ministre britannique jouit toujours d’une insolente popularité. Un paradoxe qui met en lumière la singularité de nos voisins d’outre-Manche.


Il n’avait pas préparé le pays à une pandémie, il a échoué à fournir des masques et des tests en temps utile et alimenté crainte et confusion en adressant des messages contradictoires. Pourtant, 66 % des électeurs ont une bonne opinion de lui, 58 % d’entre eux approuvent l’action de son gouvernement et 50 % sont même prêts à voter pour son parti. Le premier ministre britannique, Boris Johnson, traverse la crise du Covid-19 avec une insolente popularité, à faire pâlir d’envie Emmanuel Macron.

Personne ne comprend très bien, au Royaume-Uni même, pourquoi Boris Johnson reste si populaire alors que, avec 40 000 morts selon les statistiques officielles, le pays enregistre la pire mortalité d’Europe, en particulier dans les maisons de retraite. Longtemps nonchalant, le premier ministre se vantait encore début mars de serrer la main des malades, il a pris des vacances quand l’épidémie abordait l’Europe et a séché cinq réunions de crise. Le plan de déconfinement qu’il a exposé dimanche 10 mai était si confus qu’il a fallu en démentir certaines annonces dès le lendemain. Un déluge de critiques a suivi, venu aussi bien de l’opposition travailliste que des conservateurs. Pour les Britanniques, cela ne fait pas de doute : leur gouvernement a géré la crise plus mal que tous les gouvernements européens, France comprise, c’est dire. Seul les cousins américains ont fait pire.

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14.05.20

Istacec

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