« La crise est un appel à la réflexion collective et au progrès »


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De la crise migratoire au changement climatique en passant par la lutte contre les inégalités et les discriminations, nombreux sont les fronts sur lesquels l’enlisement nous guette. Pour avancer, le sociologue allemand renouvelle l’idée du progrès : agir collectivement, sur la base d’une véritable démocratie.


En ces temps pessimistes et de remise en cause des idéologies passées, il est presque devenu un gros mot. Parler de progrès, c’est passer au pire pour un vieux stal, au mieux pour un imbécile heureux. Dans son dernier ouvrage, paru le 6 octobre aux éditions La Découverte, le sociologue Peter Wagner, théoricien social et politique, professeur à l’université de Barcelone, propose de Sauver le progrès. Défini depuis les Lumières comme sens de l’histoire, il semble s’être arrêté, d’où une désorientation de la vie publique dans les sociétés occidentales.

« Cette notion a à peu près disparu en Europe après les catastrophes de la première moitié du XXe siècle. A ce moment-là, l’Amérique y croyait encore. Dans les années 60, elle a été ravivée dans le monde entier par les mouvements progressistes : féminisme, anticolonialisme, écologie. Les Etats-Unis, société post-coloniale et plus égalitaire, pouvaient alors incarner le progrès et, pour certains en Europe, l’avenir. Or cette grande espérance, malgré l’abolition de la domination formelle avec la décolonisation ou l’évolution des lois en faveur de l’égalité hommes-femmes, ne s’est pas réalisée. D’où la perte de notre foi dans le progrès. »

La suite ici : Peter Wagner : «La crise est un appel à la réflexion collective et au progrès» – Libération

29.10.16



Istacec

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