Cynthia Fleury : “Cohabiter avec le virus nécessite de réapprendre à vivre avec les risques”




Apprendre à cohabiter avec le virus nécessite de réapprendre à vivre avec les risques, alors même que la modernité a tout fait pour chasser ce compagnonnage, à raison d’ailleurs. Il y a la vie, et il y a la valeur de la vie. Nos sociétés modernes ont relevé ce double défi.


Nous le savions confusément depuis le début du confinement : celui-là serait intenable pour le maintien de la vie économique, sociale et démocratique ; la métaphore vitale est à garder parce qu’elle nous rappelle la vérité holistique de la vie, pas simplement biologique. La vérité de la dynamique vitale reste l’adaptation, la cohabitation ; le principe de réalité se situe aussi du côté de la négociation, de la zone poreuse, de la zone à risques.

Il s’agit moins d’avoir le goût du risque que d’en comprendre le sens, le lien intrinsèque qu’il a avec la pensée, la vie, la liberté, tout simplement l’humanisme. Apprendre à cohabiter avec le virus nécessite de réapprendre à vivre avec les risques, alors même que la modernité a tout fait pour chasser ce compagnonnage, à raison d’ailleurs. Il y a la vie, et il y a la valeur de la vie. Nos sociétés modernes ont relevé ce double défi.

Accepter le retour du risque dans nos vies, de façon très concrète et journalière va provoquer de l’angoisse, de la colère, de la fébrilité. Pour faire face, il va falloir tout sauf se replier, mais continuer de penser ensemble, régulièrement, non pour oublier nos singularités, mais pour ajuster nos règles, penser une forme de jurisprudence de celles-là.

La suite ici :Journal d’une confinée, par Cynthia Fleury : “Cohabiter avec le virus nécessite de réapprendre à vivre avec les risques”

2.05.20

Istacec

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