Cynthia Fleury. « Je vogue désormais, sans me demander si le monde s’effondre… » 




Cynthia Fleury est philosophe et psychanalyste. Dans cette lettre adressée à celle qu’elle sera dans cinq ans, elle dépeint un portrait optimiste du monde de demain, et fait le pari d’une légèreté retrouvée après la pesanteur du confinement.


Très cher, je t’écris cette lettre d’un temps futur, proche et lointain… Il s’est passé 5 ans depuis le confinement. Je t’écris pour te rassurer sur la suite, elle va être splendide, parfois âpre, je ne vais pas te mentir, mais sincèrement elle vaut la peine d’être vécue.

Je n’ai nulle envie de « spoiler » la chose. Tu verras par toi-même : il va y avoir pas mal de rebondissements, des choses que tu n’imaginais nullement – c’est si rare d’être réellement surpris.

Allez … tout de même te dire…, car je sais ton angoisse socio-économique, que la société va se relever plus forte et solidaire, que le travail va se réinventer, les gens ont quand même pas mal aimé être chez eux.

Dis-leur qu’ils vont pouvoir éviter le flex-office, ou alors que la définition du flex-office va être si extensive qu’elle va inclure la maison.

Dis-leur aussi qu’il y a pas mal de nouveaux métiers qui ont plus la cote, alors qu’ils étaient très dévalorisés,

Dis-leur que la métropolisation délirante des dernières années a subi un petit revers bien sympathique. Visiblement les gens avaient envie de respirer, de ne pas se sentir piégés. Ce pas de côté dans les territoires donne un nouveau style à nos vies.

Dis à tous ceux qui se sentent saturés qu’ils pourront revendiquer d’avoir du temps.

La suite ici :« Je vogue désormais, sans me demander si le monde s’effondre… » – Cynthia Fleury

15.05.20

Istacec

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