Cynthia Fleury : “Nous allons vers un monde au ralenti, désorganisé et ultra-compétitif”




Deux chemins semblent se dessiner devant nous : l’un qui mènerait à un futur plus soucieux de l’écologie et l’autre à un avenir qui ressemblerait au passé. Et si c’était plus compliqué ?


 

La ligne de partage entre le 11 mai 2020 et le jour précédent sera éminemment poreuse, nous le savons. Nous allons pénétrer un monde au ralenti, désorganisé, plus apeuré, d’un côté ultra-compétitif dans certains secteurs parce la course – de type « ancien format » – au déconfinement est déjà lancée, de l’autre, une loi de l’offre et de la demande déstabilisée, sans parler de tous ces lieux semi-publics qui sont empêchés dans leur déploiement.

Hartmut Rosa a écrit sur l’accélération qui mène le monde depuis plusieurs décennies… Quant à ceux qui ont écrit sur le freinage obligatoire à mettre en place collectivement, ils ont évoqué le modèle décroissant ou celui de la sobriété ou frugalité « heureuse », ou encore le modèle de la transition écologique et sociale, mais il s’agissait là d’un modèle « désiré », où un certain type de croissance est choisi, valorisé, sans externalités négatives sur l’environnement.

La suite ici :Journal d’une confinée, par Cynthia Fleury : “Nous allons vers un monde au ralenti, désorganisé et ultra-compétitif”

11.05.20

Istacec

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