Daech après la chute de son pseudo-califat


pseudo-califat

Si la population arabe et sunnite, majoritaire en Syrie, minoritaire en Irak, se voit privée de tout pouvoir réel, voire soumise à de sanglants règlements de compte, les jihadistes apparaîtront tôt ou tard comme un recours.


La perte de son assise territoriale en Irak et en Syrie prive Daech des principales ressources symboliques et financières de son « pseudo-califat ». Il ne faut pourtant pas oublier que le contrôle totalitaire exercé pendant trois ou quatre années sur des millions de femmes et d’hommes dans ces régions a permis à Daech d’y implanter des réseaux en profondeur. D’ores et déjà, l’organisation a relancé une guérilla de basse intensité bien au-delà de ses « bases » désormais perdues: ainsi dans le sud de l’Irak, à Nassiriya, où 84 personnes ont été tuées le 14 septembre dernier; ou en plein Damas, avec 17 personnes assassinées dans un attentat-suicide le 2 octobre.

Quant à la récente libération de Deir Ezzor par les forces pro-Assad, elle a été immédiatement suivie par un bain de sang terroriste, où 75 personnes ont perdu la vie, le 5 novembre. En outre, Daech a souvent obtenu l’évacuation de centaines de ses combattants durant les récents sièges, comme ce fut le cas à Tell Afar et à Huweija en Irak, puis à Rakka en Syrie. Loin de trahir une organisation « démoralisée », ces évacuations ont permis à la hiérarchie de Daech de préserver un potentiel milicien désormais mobilisé dans une guérilla du type de celle menée par les jihadistes avant leur « territorialisation » de 2013-14. En outre, un groupe affilié à Daech reste solidement implanté au pied du Golan occupé par Israël, profitant de la polarisation croissante entre le Hezbollah et l’État hébreu.


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13.11.17

Istacec

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