Dans la “démocratie modèle” des Kurdes de Syrie


démocratie

 

 

Depuis que Donald Trump a annoncé le retrait des troupes américaines basées en Syrie, la menace d’une nouvelle offensive turque contre les Kurdes s’est rapprochée. Le quotidien suisse Le Temps est allé observer la situation à Qamishlo, sorte de capitale autour de laquelle les rebelles ont tenté d’ériger un nouvel État moderne et autonome.

 


Les Kurdes de Syrie ont tourné le dos à Bachar El-Assad. Ils rêvent de construire une démocratie modèle, sur laquelle les États voisins prendraient exemple. Qamishlo, à la frontière turque, est ce qui ressemble le plus à la capitale d’un pays en devenir, le Rojava. Les institutions naissantes y ont établi leur siège, les partis politiques aussi, les rues n’y désemplissent pas, le bazar non plus, et, malgré les checkpoints et les miliciens en armes, les clients font la queue devant les échoppes.

La menace de la guerre se rapproche pourtant, car, à un jet de pierre, de l’autre côté du mur et des barbelés qui marquent la frontière, l’armée turque a massé troupes et blindés. Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a en effet juré d’écraser l’utopie kurde, qu’il considère comme une émanation terroriste. En décidant de rappeler les militaires américains stationnés en Syrie, Donald Trump donne carte blanche à la Turquie. L’état-major turc a donc les mains libres. Le Rojava est-il le laboratoire de la démocratie au Moyen-Orient, comme les Kurdes le prétendent, ou un sanctuaire de terroristes, comme l’affirme Recep Tayyip Erdogan ? Arpenter Qamishlo permet de nuancer cette dichotomie et d’apporter des éléments de réponse.

La suite ici : Reportage. Dans la “démocratie modèle” des Kurdes de Syrie

30.12.18

 

 

Istacec

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