Dans un mois le Brexit sera effectif, et on ne sait toujours pas ce qu’il va se passer



“The clock is ticking” (l’heure tourne) a répété plusieurs fois Michel Barnier, négociateur en chef du Brexit depuis le référendum de 2016 et le début des négociations entre l’UE et le Royaume-Uni. Cette fois-ci, à un mois de la sortie officielle du Royaume-Uni de l’Union européenne, les négociateurs européens et leurs homologues britanniques entrent dans le dernier round de négociations avant la date butoir.


On est pas loin du moment ‘Take it or leave it’ (à prendre ou à laisser)” a affirmé vendredi 27 novembre Michel Barnier à son arrivée à Londres. Depuis samedi, les négociateurs européen et britannique Michel Barnier et David Frost, réunis dans les salles de réunion du ministère des Entreprises de la capitale britannique, tentent de combler les divergences qui demeurent dans les discussions sur un accord post-Brexit, désormais à un stade critique.

Il ne reste que quelques jours à Londres et Bruxelles pour tenter de conclure un accord de libre-échange prêt à entrer en vigueur au 1er janvier, à la fin de la période de transition qui court depuis le 31 janvier dernier, date officielle du Brexit.

Un discours relativement positif est toutefois entendu au sujet de l’avancement des négociations. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a notamment noté des “progrès” ces derniers jours dans les discussions ainsi que “plus de mouvement sur les dossiers importants”. “C’est une bonne chose”, a-t-elle conclu lors d’une conférence de presse. Mais le déblocage final de grandes questions lourdes d’enjeux politiques reste en suspens.

Vendredi, lors d’une réunion avec les États membres, Michel Barnier a affirmé qu’il était aujourd’hui impossible de dire si un accord est encore atteignable ou non. Côté britannique, David Frost (conseiller Brexit de Boris Jonhson) croit un accord “encore possible”. “Certaines personnes me demandent pourquoi nous parlons encore. Ma réponse, c’est que c’est mon travail de faire tout mon possible pour voir si les conditions d’un accord existent”, a-t-il tweeté, avertissant toutefois que tout compromis devrait “respecter complètement la souveraineté” britannique.

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2.12.20

Istacec

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