David Graeber: «De plus en plus de personnes estiment que leur boulot ne devrait pas exister»  


boulot

Etre payé à ne rien faire, est-ce bien sérieux dans un monde capitaliste en quête infinie de profits ? Oui, répond contre toute attente l’économiste et anthropologue américain David Græber. Anarchiste, prof à la London School of Economics, il fut une grande figure d’Occupy Wall Street après la crise économique de 2008, autour du slogan «Nous sommes les 99 %».

Dix ans plus tard, il poursuit le combat intellectuel contre le capitalisme. On le savait inégalitaire, aliénant, anti-écologie. Græber ajoute qu’il est aussi inefficace. La preuve, ce sont les «bullshit jobs», des emplois parfaitement inutiles et très coûteux qui prolifèrent dans tous les secteurs de notre économie. «Un job à la con est une forme d’emploi rémunéré qui est tellement inutile, superflue ou néfaste que même le salarié ne parvient pas à justifier son existence, bien qu’il se sente obligé, pour honorer les termes de son contrat de faire croire qu’il n’en est rien», explique David Græber dans l’essai Bullshit Jobs,dont la traduction française vient de sortir (Les liens qui libèrent, 25 euros).

Plus que la rigueur de l’argumentation, fondée sur des témoignages de personnes déjà sensibles à ses thèses, c’est la puissance de l’intuition qui frappe, jusqu’à cette conclusion: le capitalisme n’a plus grand-chose qui permette de le justifier, il est temps d’inventer un autre modèle et une autre conception du travail.

La suite ici :https://www.liberation.fr/debats/2018/09/15/david-graeber-de-plus-en-plus-de-personnes-estiment-que-leur-boulot-ne-devrait-pas-exister_1678709

19.09.18

Istacec

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