De quoi la radicalisation est-elle le nom?


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« Daesh est un territoire où tout est possible tout de suite, même en simplement se connectant à internet. C’est cela l’habileté diabolique de ces gens qui exploitent les lignes de fracture de notre société. Et quand Daesh sera abattu, les fissures de la société belge seront toujours présentes ainsi que le faisceau de frustration de ces jeunes. C’est à cela qu’il nous faut donner une réponse. »


Rik Coolsaet, professeur émérite à l’Université de Gand, ne pratique pas la langue de bois et heureusement pour tous ceux qui veulent comprendre les ressorts d’une politique de « déradicalisation » qui semble inefficace. Cela fait longtemps que l’on s’interroge un peu partout dans le monde sur le phénomène de « l’extrémisme violent ». En Europe, rappelle Rik Coolsaet, les terroristes basques ou ceux des CCC n’étaient pas considérés comme des « radicalisés » mais on essayait de comprendre le contexte et les motivations du recours au terrorisme. Les Européens qui connaissent des guerres incessantes et des actes de terrorisme tout au long de leur histoire savent bien que, tant que les causes profondes ne sont pas élucidées, le terrorisme continuera.

« Il y a donc deux lectures de cette colère débouchant sur la violence. Si l’on considère les causes profondes, on constate qu’il s’agit du résultat des conflits régionaux au proche et au moyen orient, du double standard de l’Occident qui protège Israël et attaque des pays musulmans, d’un enseignement intégriste de type madrasa, etc.

La deuxième clef de lecture provient des services de renseignement, surtout hollandais, qui pointent l’idéologie ou la religion utilisés par des recruteurs sur des jeunes vulnérables. »
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26.05.17

Istacec

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