Le décret sur l’immigration veut vous faire croire qu’on entre facilement aux États-Unis


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Ces gens ont payé cher leur ticket d’entrée, au sens propre comme au sens figuré. On s’attendrait à ce qu’une administration composée d’hommes d’affaires puissent comprendre ça. Mais en même temps, on sait aussi pourquoi ce n’est pas le cas.


Vendredi dernier, alors que l’encre séchait à peine sur le tristement célèbre décret présidentiel américain sur l’immigration, un groupe de spectateurs regardait le premier épisode de la série brésilienne de Netflix 3% dans une salle de classe de l’Université des Indes occidentales à Trinité et Tobago.

La série imagine un futur dystopique dans lequel les jeunes gens sont soumis à une batterie d’examens appelés « le Processus » dans le but d’établir leur admission à Offshore, un monde paradisiaque auquel seulement 3% des candidats auront accès. Dans un passage en particulier, les candidats sont soumis à un interrogatoire humiliant. Pendant la discussion qui a suivi la projection, une étudiante a déclaré que ce moment lui rappelait sa visite à l’ambassade des États-Unis à Port d’Espagne. Des murmures d’assentiment se sont fait entendre dans toute la pièce, y compris de ma part. Au début de la présidence de G.W. Bush, ma vieille Honda Civic est tombée en panne dans la rue de l’ambassade. Alors que je tentais de rendre ma voiture à la vie, deux Marines sont apparus de nulle part, brandissant des fusils d’assaut et hurlant « Arrêtez ! ». Et tout ça, c’était en dehors de l’ambassade. À l’intérieur, l’atmosphère était presque aussi anxieuse.
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2.02.17

Ana

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