Serge Latouche : « La décroissance vise le travailler moins pour travailler mieux »


décroissance

 

 

L’économiste de formation et théoricien de la décroissance prône d’entamer un sevrage à notre toxicodépendance à la consommation, passant par une rupture radicale, un changement de civilisation.

 


Nous sommes des toxicodépendants de la société de consommation. Comme tout drogué, nous préférons continuer à nous approvisionner, accumuler toujours plus, plutôt que d’entamer le sevrage. Nous savons tous que nous allons dans le mur, mais nous préférons ne pas y croire, car cela exige une rupture radicale. Un changement de civilisation.

L’homme est un animal routinier, pour qui tout changement est angoissant et douloureux. Surtout lorsque l’appareil économico-politique dominant entretient le système. Il est inutile de compter sur les dirigeants politiques pour initier le mouvement, car le vrai pouvoir est trop souvent aux mains du marché. Or, celui-ci n’a aucun intérêt à transformer un système qui lui profite.
Est-il trop tard pour entamer cette transition vers une économie moins énergivore ?
Lorsque j’ai commencé à prêcher la décroissance, j’espérais que l’on puisse bâtir une société alternative pour éviter la catastrophe. Maintenant que nous y sommes, il convient de réfléchir à la façon de limiter les dégâts et préparer l’après. Cela commence par la décolonisation de l’imaginaire, passant par l’éducation, les médias.

La suite ici : Serge Latouche : « La décroissance vise le travailler moins pour travailler mieux »

16.12.18

Istacec

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