Delirium catalan en Belgique


delirium catalan

La crise actuelle, résultant d’une stratégie délibérée de provocation des deux côtés, est largement la création de deux chefs de gouvernement égotiques et bornés, Rajoy et Puigdemont. Avec deux leaders inspirés  on pourrait encore éviter ce qui peut devenir une catastrophe pour l’Espagne – et pour l’Europe. Tant sur le plan politique qu’économique. Les enjeux sont donc très lourds. Dès lors, les éructions irréfléchies de nombreux politiciens belges, surfant sur les vagues émotionnelles, donnent le vertige.


Une onde inconnue a frappé la classe politique belge avec le référendum catalan. Certes, partout en Europe, les images des interventions policières, des personnes tabassées et des urnes confisquées ont suscité un malaise. Toutefois, les réactions sont restées mesurées – sauf en Belgique. Une série de faits essentiels demeurent.

D’abord, cette consultation populaire a été organisée par une minorité des voix bénéficiant d’une majorité des sièges au Parlement catalan. Les indépendantistes, chantres de la démocratie, n’ont eux-mêmes accordé aucune importance aux opposants, approche regrettable pour un acte aussi fondamental.

Ensuite, il n’existe pas de majorité claire de la population en faveur de l’indépendance.

Le vote en faveur de l’indépendance ne représente qu’une nette minorité de la population.

En outre, les conséquences (notamment européennes) du vote n’ont été ni clairement préparées ni clairement exprimées. La Catalogne indépendante devrait sortir, au moins pour une bonne période, de l’Union européenne. Il existe encore moins de majorité pour cela.

La palme d’or revient au Premier ministre Michel. Celui-ci, dans un premier temps, avait indiqué qu’il s’agissait d’une affaire interne à l’Espagne et qu’il ne ferait donc pas de déclaration. Dans un second temps, il a fait exactement le contraire (c’est loin d’être la première fois en matière européenne). Il reste le seul chef de gouvernement européen à l’avoir fait. Il est vrai qu’entre-temps, les tweets de De Wever avaient parlé. Cet épisode accrédite, une fois encore, que le Premier ministre réel de la Belgique réside bien à la maison communale d’Anvers.
La suite ici : Delirium catalan en Belgique (OPINION) – La Libre

12.10.17

Istacec

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