« Nous vivons les derniers jours du Royaume-Uni »


derniers jours

« Mais que le Royaume-Uni sorte de l’UE a de profondes implications : en 2014, une Ecosse indépendante pouvait continuer à faire des affaires avec l’Angleterre, son principal partenaire commercial, parce qu’elles partageaient le même marché européen. A l’époque, la question, c’était : ‘Puisqu’on a l’Europe en commun, le Royaume-Uni n’est-il pas redondant ?’ Avec le Brexit, tout change : un Royaume-Uni hors de l’UE et une Ecosse indépendante, ça veut dire une frontière matérialisée avec l’Angleterre. »


Faire sécession pour rester dans l’Union européenne ? Depuis le Brexit, du Yesbar de Glasgow jusqu’au bureau édimbourgeois de la Première ministre, l’Ecosse se pose plus que jamais la question. Et elle n’est pas la seule.

«Qui a voté leave ?» Personne ne bouge. «Qui a voté remain ?» Toutes les mains se lèvent. Dans l’obscurité et la tiédeur de cette salle en sous-sol, le public et les humoristes débutants du Yesbar, à Glasgow, rient de tout : intégration, Trump, onanisme, vidéos de labradors qui sourient… et Brexit. Cette ville, la plus peuplée d’Ecosse, a voté jeudi à 66 % pour rester dans l’UE.

«Ce référendum, ça m’a rappelé celui de 2014 sur l’indépendance, reprend Chris, un peu fiévreux (il regarde ses notes et ses jambes ne semblent pas le tenir), amusant dans son personnage de vieux garçon qui vit encore chez ses parents. Ma mère était contre, moi pour. Un jour, elle m’a dit : « Si tu aimes tant l’indépendance, pourquoi tu ne t’occupes pas de ton putain de linge ? » (rires) Pareil pour le Brexit : elle a dit « leave », j’ai dit « remain ».»

La suite ici : «Nous vivons les derniers jours du Royaume-Uni» – Libération

29 06 16

Ana

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