Des enfants dans un centre fermé, un comportement illégal


centre fermé

 

 

 

Ces « unités de logement », qui pourraient être occupées dès le mois de juillet, sont dénoncées par les associations comme contraires à la Convention internationale relative aux droits de l’enfant. Avec cette politique, l’intérêt supérieur de l’enfant n’est pas respecté, confirme Sylvie Sarolea, professeure de droit de l’immigration à l’Université catholique de Louvain.

 


Le conseil ministériel restreint a donné son accord pour l’ouverture d’un centre fermé pour des familles de migrants avec enfants, rapportent mardi Sudpresse et Het Laatste Nieuws. La Convention des droits de l’enfant de 1989, ratifiée par la Belgique, institue, dans son article 3, que « dans toutes les décisions qui concernent les enfants, (…) l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale », signale Mme Sarolea. Ce qui signifie que « lorsqu’on met en balance l’intérêt de l’enfant et celui de l’Etat à par exemple contrôler ses frontières, le premier a plus de poids. Il n’exclut pas l’intérêt de l’Etat mais est plus fort », explique la professeure en droit de l’immigration.

Pour que l’intérêt de l’Etat prime, il doit « démontrer de manière forte que détenir un enfant rend sa politique de migration plus efficace ». Or, ce n’est pas le cas, relève la professeure de l’UCL. « On peut dire qu’en l’état actuel des choses, la démonstration n’est pas faite. »

16.05.18
Istacec

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