Vu de Suisse. Dire la vérité en France, de Simone Veil à Emmanuel Macron


dire la vérité

Emmanuel Macron avait 17 ans en 1994, lorsque le Rwanda sombra dans un fleuve de sang. Ce nouveau président qui a promis de transgresser les frontières politiques et de « tout oser » a donc les coudées franches pour soulever le couvercle des contre-vérités, et permettre ce que son prédécesseur avait promis : l’accès aux archives fatales de l’Élysée.


Le président français, qui s’exprimera ​lundi 3 juillet devant le parlement à Versailles, a l’occasion de lever l’omerta sur le rôle de Paris dans le génocide des Tutsis du Rwanda. Ce serait, pour ce journaliste suisse, une forme d’hommage à Simone Veil, ancienne déportée qui appelait la France à faire face à son rôle dans la Shoah.

La morale ne peut pas toujours guider l’action publique et politique. Mais il est des moments, et des sujets, sur lesquels la vérité doit l’emporter sur les mensonges et les omissions d’État.

Pendant des décennies, Simone Veil, décédée vendredi, s’est retrouvée piégée par la volonté de la classe politique hexagonale de minimiser les complicités administratives françaises dans la déportation des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale.
La suite ici : Vu de Suisse. Dire la vérité en France, de Simone Veil à Emmanuel Macron

2.07.17

Istacec

Laissez un commentaire

You must be connecté pour laisser un commentaire.