Donald Trump et le déclin de l’influence des États-Unis


déclin

Intérieures ou extérieures, les politiques qui apparaissent hypocrites, arrogantes, indifférentes au point de vue d’autrui, ou fondées sur une conception étroite de l’intérêt national peuvent ruiner la puissance douce. Ainsi la chute brutale de l’attractivité des États-Unis dans les sondages d’opinion effectués après l’invasion de l’Irak en 2003 marquait-elle une opposition à l’administration Bush et à la politique qu’elle menait, plutôt qu’aux États-Unis en tant que tels.


On ne peut nier l’évidence. La présidence de Donald Trump compromet le soft power de l’Amérique, sa « puissance douce ». Seules 30 % des personnes récemment sondées par l’institut Gallup dans 134 pays conservent des États-Unis De Trump une opinion favorable, soit une chute de presque vingt points depuis la présidence de Barack Obama. Le Pew Research Center estime quant à lui que la Chine, avec 30 % d’opinions positives, est quasiment parvenue à la parité avec les États-Unis. Et l’indice britannique The Soft Power 30, a établi que l’Amérique avait rétrogradé de la première place en 2016 à la troisième l’an dernier.

Les thuriféraires de Trump répondent que la puissance douce est sans importance. Le directeur du budget de Trump, Mick Mulvaney, a présenté le budget d’une puissance dure, qui opère des coupes de 30 % dans le financement du département d’État et de l’Agence américaine pour le développement international. Pour les défenseurs de « l’Amérique d’abord », ce que pense le reste du monde est relégué au second plan. Ont-ils raison?


La suite ici  : Donald Trump et le déclin de l’influence des États-Unis by Joseph S. Nye

12.02.18

Istacec

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