Donald Trump et la diplomatie égo-populiste






Donald Trump défend-il uniquement les points de vue du noyau dur de son électorat, qui représente une minorité d’Américains? Ou exprime-t-il sur un certain nombre d’enjeux (commerce, interventions militaires, migration) une opinion beaucoup plus large, nationaliste et souverainiste, qui séduit bien au-delà de son camp?




« La politique extérieure, écrivait Alexis de Tocqueville, n’exige l’usage de presque aucune des qualités qui sont propres à la démocratie et commande au contraire le développement de presque toutes celles qui lui manquent ». A supposer bien sûr que les qualités que l’auteur prête à la démocratie soient celles de l’intérêt général, de la négociation et du consensus.

Or, depuis son entrée à la Maison blanche en janvier 2017, Donald Trump inverse l’équation que le philosophe libéral français avait formulée après avoir parcouru l’Amérique dans les années 1830. En réalité, il démontre que dans l’univers de « L’Amérique d’abord » et de la « guerre de tous contre tous », il peut y avoir une continuité sans failles entre les politiques intérieure et extérieure.

Le Trumpland n’a guère de place pour les alliances, les compromis et les garde-fous.Sur la scène nationale, le leader populiste n’est pas loin de voir dans ses adversaires politiques des « ennemis de l’intérieur » et considère les contre-pouvoirs prévus par la Constitution américaine comme des obstacles à contourner et à combattre. De même sur la scène internationale, il rejette les institutions multilatérales comme autant de contraintes illégitimes.

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15.05.19

Istacec

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