Donald Trump, Theodore Roosevelt et les « racleurs de boue »



 

Jusqu’il y a peu, les Etats-Unis faisaient de la liberté de la presse un fondement de leur diplomatie publique et de leur soft power. Depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison blanche, toutefois, la rhétorique tourne à vide. Il s’agit d’affaiblir les médias qui dérangent, de leur rogner les crocs quand ils jouent leur rôle de « chiens de garde » des institutions en révélant les abus de pouvoir.

 

 


Grisé par le pouvoir qu’il confond avec l’arbitraire, conforté dans son bon droit par l’adulation plébéienne qui l’accompagne dans ses meetings, le Président républicain se livre à un media bashing systématique, qui le place pitoyablement dans le camp des Poutine, Orban et Duterte.

Son ministre des Affaires étrangères, Mike Pompeo, n’est pas en reste. Depuis son arrivée à Foggy Bottom en avril 2018, ce politicien issu des milieux évangéliques ultras multiplie les critiques, voire les insultes à l’encontre des « journalistes désaxés » qui abordent des sujets gênants. La semaine dernière, il s’en est pris avec virulence à Marie Louise Kelly, une journaliste respectée de la National Public Radio (NPR), parce qu’elle avait eu le toupet de l’interroger sur le dossier ukrainien, qui est au coeur de la procédure de destitution du Président. Et comme si cet incident n’était pas suffisant, le Département d’Etat a exclu, sans donner d’explication, une autre journaliste de NPR du prochain voyage officiel de Mike Pompeo en Europe et en Asie centrale.

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17.02.20

Istacec

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