«Droit international : le silence coupable des Européens»




En méprisant de plus en plus ouvertement les règles de droit, le président états-unien contribue à briser les garde-fous qui préservent vaille que vaille l’ordre mondial de la loi du plus fort. Les puissances européennes, en refusant de s’en distancer significativement, en sont les complices objectifs.


Ceux qui doutaient encore du désintérêt que manifeste Donald Trump pour les normes de droit international en seront pour leurs frais. En quelques jours d’escalade critique avec l’Iran, le président états-unien s’est en effet employé à violer méthodiquement une série de règles élémentaires qui régissent les relations entre États, parfois de manière inédite.

Le message envoyé par ce jeu de domino faisant tour à tour tomber tous les tabous qui régissent les relations entre États ne saurait être plus clair : la première puissance mondiale entend bien s’affranchir de toutes contraintes normatives en la matière. Ce brouillage des frontières de l’admissible participerait même d’un « changement de paradigme » pour le professeur Stéphane Rials de l’Université Paris 2, selon qui « nous assistons purement et simplement à la mort du droit international ».

Plus troublantes encore furent les réactions extrêmement prudentes que ce comportement digne d’un État voyou a suscitées au sein de l’Union européenne, qui se targue pourtant d’être le fer de lance du multilatéralisme.

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28.01.20

Istacec

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