Du « grand remplacement », de Renaud Camus aux attentats en Nouvelle-Zélande






L’un des terroristes de Christchurch a repris à son compte le concept de « grand remplacement », forgé par l’écrivain français d’extrême droite Renaud Camus. L’écrivain  n’est pas homme à se morfondre dans la mauvaise conscience. Peu lui importe que, pour justifier son attentat sanglant, l’un des terroristes qui ont fait au moins 49 morts  se soit réclamé du concept de « grand remplacement » qu’il a forgé. Sur Twitter, M. Camus se contente de rappeler qu’il condamne la violence, et estime n’avoir aucune responsabilité dans le passage à l’acte de Brenton Tarrant.




Le grand remplacement » est pourtant inscrit en grandes lettres sur la première page du manifeste publié en ligne par l’Australien de 28 ans, juste avant d’entrer dans des mosquées pour y ouvrir le feu sur les personnes présentes. Tout au long des 74 pages de ce texte décousu, Brenton Tarrant se désole d’une supposée invasion du monde occidental par les « non-Européens ».

Il affirme que le désespoir de voir Emmanuel Macron – un « internationaliste, globaliste, anti-Blanc », supposément favorable à une immigration « massive » – battre en 2017 la « quasi nationaliste » Marine Le Pen a été, dit-il, l’un des éléments déclencheurs de sa folie meurtrière. De même que la vision, lors d’un séjour en France, d’un pays où « les envahisseurs sont partout » l’aurait convaincu de la nécessité de passer à l’acte.

Un discours qui colle parfaitement, si l’on met de côté la violence, avec la théorie du « grand remplacement » mise au point il y a une dizaine d’années par Renaud Camus, qui a depuis essaimé dans le débat politique français et au-delà de nos frontières.

La suite ici : La théorie du « grand remplacement », de l’écrivain Renaud Camus aux attentats en Nouvelle-Zélande

17.03.19

Istacec

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