Espagne: l’échec de Podemos


échec de Podemos

L’Espagne se porterait mieux si M. Rajoy, qui incarne un parti profondément corrompu, passait le flambeau. Le scrutin a montré que l’Espagne n’était pas condamnée à la crise politique. Le bipartisme n’a pas disparu au profit d’un quadripartisme entre formations qui se haïssent tellement qu’elles sont incapables de former une coalition sérieuse. Il n’empêche, elle a besoin de renouveau, y compris à droite.


Pari perdu pour Podemos. Le mouvement issu des « indignés » est le perdant des élections législatives du 26 juin en Espagne. Son chef, Pablo Iglesias, espérait devancer, dans les urnes, le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et lui faire subir ce que Syriza, le mouvement du premier ministre grec, Alexis Tsipras, avait infligé au Pasok grec : la marginalisation. Pour cela, il avait fait les alliances nécessaires : un pacte avec les communistes d’Izquierda unida, un accord pour autoriser un référendum sur l’indépendance de la Catalogne, une dénonciation vigoureuse de l’austérité.

Finalement, Podemos et ses alliés ne recueillent que 21,1 % des suffrages (71 députés), contre 24,3 % en décembre 2015. La gauche radicale est coiffée au poteau par le PSOE, qui progresse légèrement en pourcentage (22,7 %) mais recule en sièges (85 députés, le pire score de son histoire) et en voix (– 100 000). Il n’empêche, le fameux « sorpasso » prédit pendant toute la campagne électorale, et qui aurait permis à Podemos de revendiquer le pouvoir, n’a pas eu lieu. « Nous ne sommes pas satisfaits des résultats, nous espérions autre chose », a reconnu lui-même Pablo Iglesias.

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27 06 16

Ana

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