Ecole : stupeur et déconfinement



 

 


En 10 jours, le discours des autorités à propos de la rentrée à l’école à connu un 180 degrés spectaculaire. Jusqu’à hier le retour à l’école était l’exception. Seules les seules années diplômantes sont rentrées et avec des mesures de sécurités drastiques, dès lundi ce sera l’inverse. Ce sera retour à l’école pour tout le monde, sauf exception (secondaire), et avec des mesures de sécurités minimales. Pas de masque et de distance physique pour les plus petits.

 

 


Il y a quelques jours on calculait encore le quotient du carré de l’hypoténuse d’une aire occupée par élève divisé par la moyenne de l’aire de classe fois le nombre d’élèves en classe. Ici ce sera comme d’habitude ou presque pour les élèves de primaire, avec masques et distance pour les adultes.

Qu’est-ce qui a justifié un tel revirement de la part des autorités ? Officiellement, l’explication ministérielle est la suivante : l’évolution positive de l’épidémie chez nous. L’évolution aussi de la connaissance médicale, les enfants les plus jeunes sont très peu touchés et peu vecteur de la maladie.

C’est sans doute assez évident comme explication. On en ajoutera quelques-unes, la pression des pédiatres qui souhaitent le retour pour le bien-être psychologique des enfants, la pression des parents qui souhaitent le retour pour leur propre bien-être, la pression des milieux économiques qui souhaitent libérer leurs travailleurs des griffes de leurs enfants.

Et puis enfin, il y a la pression de la N-VA et de Ben Weyts (ministre flamand de l’enseignement) qui avait déjà annoncé la mesure avant même le conseil national de sécurité. C’est la deuxième fois, que ça arrive. Une pression sur les francophones qui vise à démontrer que l’enseignement est du ressort des communautés. Pour la N-VA c’est l’occasion de démontrer la supériorité du volontarisme flamand.

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29.05.20

Istacec

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