Ecolo en tête ? Les enjeux d’un « sorpasso » à gauche






Selon les derniers sondages, les écologistes pourraient égaler, voire surpasser localement les socialistes à l’occasion des élections fédérales, régionales et européennes. Un scénario qui, s’il se confirmait, secouerait singulièrement le monde progressiste réformiste.




Après avoir perdu son rang de seul maître à bord du vaisseau mère de la gauche, le PS devra-t-il bientôt en céder le gouvernail ? Sept mois après les calamiteux résultats du parti lors des élections locales, il semble clair que le règne social-démocrate sur les eaux progressistes appartient au passé.

De fait, les enquêtes d’opinion annoncent les contours d’un bouleversement au soir du 26 mai : tassement du PS à ses plus bas niveaux historiques ; irruption du PTB dans son arrière-cour ; vague verte le talonnant dans le sud du pays et « sorpasso »[1] écologiste à Bruxelles. Les projections du dernier baromètre KANTAR-La Libre-RTBF laissent même entrevoir une égalité en siège entre Ecolo et PS au Parlement de Namur. La précédente étude IFOP-Le Soir-RTL plaçait, quant à elle, les écologistes devant la famille socialiste à l’échelle nationale.

L’hypothèse qui verrait les verts passer du rôle d’arbitre à celui d’un des acteurs principaux de la gauche de gouvernement semble dès lors suffisamment crédible pour en envisager, avec la prudence qui s’impose, les conséquences politiques dans l’espace francophone.

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9.05.19

Istacec

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