Éditorial: la damnation de Tony Blair


Tony Blair

M. Blair avait le devoir de se méfier d’un messianisme délirant porté par des apprentis sorciers des rives du Potomac. Le rapport ne se prononce pas sur son éventuelle culpabilité « légale », au regard du droit international. Mais, qu’il s’agisse de la manière dont la décision a été prise à Londres puis de la façon dont elle a été mal appliquée sur le terrain, il est sévère pour M. Blair.


Éditorial du « Monde ». Tony Blair a engagé son pays dans la guerre d’Irak sur la foi de renseignements non vérifiés, en évoquant un danger qui n’existait pas ; il l’a fait sans base légale sérieuse et sans préparation militaire suffisante. Publié mercredi 6 juillet, le dernier des rapports officiels britanniques sur la décision de Londres de se joindre à l’invasion américaine de l’Irak, en mars 2003, est sans pitié pour l’ancien premier ministre travailliste.

M. Blair a commis une erreur majeure, qui a eu des conséquences désastreuses pour les Irakiens et qui n’a pas peu contribué au discrédit qui pèse sur la classe politique britannique. Rien ne prouve que le maintien de Saddam Hussein, tyran monstrueux, au pouvoir n’aurait pas dégénéré un jour en guerre civile dans un pays exsangue et déjà saturé de violence – même sans intervention étrangère. Mais tout montre que l’invasion puis l’occupation de l’Irak par les Etats-Unis (2003-2011) l’ont plongé dans le chaos.

La suite ici : Editorial : la damnation de Tony Blair

7/07/16

Istacec

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