Elections européennes de mai 2019


Elections

 

 

Les prochaines élections européennes seront très singulières, et cela pour plusieurs raisons. Jamais l’Union Européenne, même depuis l‘Europe des Six, n’a été à ce point menacée : par les circonstances extérieures, mais plus encore, par des attaques qui proviennent de son sein même. Le danger est réel, profond, et imminent. Reste à considérer les multiples éléments positifs qui composent l’Europe telle que nous la connaissons actuellement et ses immenses apports, présents ou à venir, pour tous les Etats qui la composent. Non, nous ne voulons pas de Frexit, ni de Dexit, ni d’Italexit, etc !

 

 


La guignolerie grimaçante et cruelle qui se déroule à Londres devant nos yeux est pour nous le meilleur des exemples. Pour aucun des 28 Etats membres – bientôt peut-être 27, mais ce n’est pas sûr -, la sortie de l’Union ne représenterait un événement heureux et prometteur. La façon très péjorative et très virulente dont plusieurs courants idéologiques considèrent l’Union peut s’expliquer par plusieurs facteurs ou raisons. Fondamentalement, elle peut l’être par la perspective ultra-capitaliste, libérale, qu’on a mis en œuvre depuis la fin des années 1990 au moins ; le parcours de l’Union aurait pu se passer sous les auspices d’une social-démocratie tempérée, par exemple.

On objectera que précisément, ce que fait l’Union est largement ce que votent les électeurs… Mais le malheur est que les choses sont décidément plus complexes, et surtout, moins claires : le dramatique hiatus entre les délibérations et les décisions qui se tiennent et se prennent dans les institutions européennes tient largement au caractère non démocratique de la Commission Européenne : un problème de structures, donc, sur lequel il faudra impérativement revenir et auquel il faudra proposer des solutions.

Entre les précédentes élections européennes et celle à venir du joli mois de mai, il semble parfois que tout tende à se précipiter dans un gouffre imprévisible. Au fond, la raison principale en est bien évidemment l’accélération de la globalisation dans l’économie mondiale, dans laquelle l’UE joue à la fois le rôle de l’un des acteurs principaux et celui d’un ralentisseur. Elle est aussi, comme on sait, l’un des boucs émissaires idéal à la fois pour des pays qui ont largement profité de ses prébendes, au point de transformer complètement leurs structures économiques (la Hongrie et la Pologne, notamment), et de pays riches dès les années 1960, mais trop dispendieux,mauvais gestionnaires ou plus royalistes que le roi, c’est-à-dire plus libéraux que l’UE…

Le sentiment que l’UE fait passer autoritairement la globalisation et une libéralisation absolue de l’économie a fait que se sont installés des gouvernements nationalistes et populistes.

La suite ici  : Elections européennes de mai 2019

21.01.19

Istacec

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