Elections : la mauvaise voix de l’Espagne







La lassitude des électeurs devant les scrutins à répétition, l’incapacité des partis à surmonter leurs divisions ont provoqué un phénomène impensable il y a seulement deux ans : Vox est désormais la troisième formation du Parlement.





De nouvelles élections, les quatrièmes en quatre ans et les deuxièmes en six mois, semblent conduire à un nouveau blocage politique en Espagne. Aucune coalition de gauche comme de droite ne paraît en mesure de gouverner avec une majorité stable, après le scrutin de dimanche 10 novembre, remporté sur le papier par le premier ministre socialiste, Pedro Sanchez.

Les deux principaux perdants sont les deux partis qui étaient censés rénover la démocratie espagnole : les libéraux de Ciudadanos et la gauche radicale de Podemos, qui ont refusé leur soutien au gouvernement socialiste en espérant profiter de son échec. Ils ont été lourdement sanctionnés, surtout Ciudadanos : il est passé en six mois de 57 à 10 députés, tandis que Podemos recule de 7 sièges.

Mais le vrai vainqueur des élections est le parti d’extrême droite Vox. La lassitude des électeurs devant ces scrutins à répétition, l’incapacité des partis politiques à surmonter leurs divisions ont provoqué un phénomène impensable il y a seulement deux ans : Vox est désormais la troisième formation du Parlement. Le parti de Santiago Abascal, créé en 2014, bondit de 24 à 52 sièges et atteint 15 % des voix. Il y a moins d’un an, il n’avait aucune représentation politique, dans aucune institution.

La suite ici : Elections : la mauvaise voix de l’Espagne

13.11.19

Istacec

Laissez un commentaire

You must be connecté pour laisser un commentaire.