Quand les élites rejettent le peuple



Nos sociétés finissent par subir les coûts de cet abandon. Les « pauvres », en fait tous ceux qui subissent ou se sentent menacés par le déclassement, en arrivent à se rebeller. Leur révolte passe aujourd’hui par le rejet de tout ce qui est étranger – l’immigré, l’Europe, la mondialisation – et de ceux tenus pour responsables de leur situation, dans le désordre, le riche, Bruxelles, le patron, la Chine, l’énarque, l’homme politique, etc.


Le vote pour le Brexit au Royaume-Uni, la place annoncée au deuxième tour de la présidentielle pour le Front national en France, la montée des partis populistes extrêmes en Europe, Donald Trump choisi par des millions d’Américains comme candidat à la direction de la première puissance mondiale. La cause est entendue : tout cela manifeste le rejet des élites par le peuple.

On pourrait bien sûr s’amuser à rappeler que l’ex-champion du Brexit Boris Johnson sort d’Eaton et d’Oxford, le parcours élitaire britannique classique, que Trump est un milliardaire, etc. Bref, comme représentants du peuple, on fait mieux ! Mais le problème est plus grave. La cause de ces évolutions politiques délétères se trouve dans un rejet du peuple par les élites politiques et économiques.

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7.09.16

Istacec

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