En finir avec les malheurs de l’écologie



 

 


Afin de sortir de la croissance comme solution politique et économique, le sociologue suggère un new deal écologique qui intégrerait démocratie, justice, liberté et qualité de vie.

 


L’accroissement des pollutions urbaines et industrielles ainsi que des dégradations naturelles dans les années d’expansion techno-économique des années 50-60 stimula la recherche écologique et suscita d’inquiétantes prévisions, comme la mort de l’océan par Paul Ehrlich, qui sembla grotesque à l’époque, et en 1972, surtout, le «rapport Meadows» (professeur au MIT) ; celui-ci considère pour la première fois l’ensemble et l’amplification des dégradations dues au développement techno-économique qui affectent la biosphère terrestre et arrive à la conclusion qui constitue le titre du rapport : «Les limites à la croissance (dans un monde fini)».

Le rapport détermine une onde de choc qui va constituer, hors de la science, une première conscience écologique : certains vont promouvoir l’idée de croissance zéro, et d’autres plus tard celle de décroissance (nous y viendrons), d’autres pensent que cette conscience doit déterminer un changement profond, non seulement des énergies polluantes charbon et pétrole pour développer des énergies propres, mais dans les modes de production de consommation et les modes de vie dans notre civilisation. René Dumont, Serge Moscovici, André Gorz, moi-même développons alors réflexions et propositions.

Des mouvements d’écologie politiques apparaissent en différents pays, surtout occidentaux, le thème de la protection de la nature et celui de la réforme de nos modes de consommation sont présents en eux mais ils se fixent surtout des objectifs immédiats ; s’ils exploitent les données catastrophiques que fournit la science écologique, ils négligent la connaissance de cette science même, et du reste ils sont contraints de la négliger car en France notamment les structures universitaires et pédagogiques rendent impossible l’entrée de l’écologie polydisciplinaire et complexe par nature dans l’enseignement. Car l’enseignement de la science écologique serait en même temps celui d’une pensée complexe qui contextualise toujours et toujours saisisse interactions et rétroactions.

La suite ici :En finir avec les malheurs de l’écologie – Libération

8.02.20

Istacec

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