Enzo Traverso: « Là où la gauche propose un réel projet de société, l’extrême droite décline »


Enzo Traverso

Rappelons que le populisme en Espagne n’a pas la même signification qu’en France ; si ce terme évoque chez les hispanophones des références latino-américaines, en France il renvoie systématiquement au Front national. Toujours est-il que ce choix sémantique est symptomatique d’une crise des notions de droite et de gauche en ce début de XXIe siècle, lorsque leur pertinence n’apparaît plus évidente.


Selon l’historien des idées italien, l’idéologie néolibérale, marquée par le présentisme et l’individualisme possessif, court-circuite toute velléité de changement à gauche. Mais il ne désespère pas : les indignations, elles, s’accumulent et déboucheront tôt ou tard sur de nouvelles utopies.

Enseignant aux États-Unis, Enzo Traverso n’en reste pas moins un observateur averti de l’actualité européenne et française – il a été professeur de sciences politiques à l’Université de Picardie Jules Verne. Reconnu pour sa réflexion sur le XXe siècle et l’histoire des gauches, il revient sur la bérézina des forces progressistes en ce début de XXIe siècle. entre poussée des populismes xénophobes et crise de la social-démocratie. Pas de quoi être pessimiste, estime cependant le philosophe, qui rappelle que la gauche s’est toujours constituée dans la défaite.


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24.04.18

Istacec

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