Espagne: l’énigme du Parti populaire


Parti populaire

Le Parti populaire est la seule formation véritablement transversale du pays. La gauche espagnole, particulièrement dans sa version « radicale », s’adresse avant tout aux jeunes urbains les mieux formés. Le PSOE a perdu sa connexion avec les campagnes ou les régions dominées par une ville modeste, tandis que Citoyens n’est qu’un parti de cadres supérieurs plutôt aisés. Mariano Rajoy et son équipe ont su attirer des Espagnols dans toutes les communautés autonomes, dans toutes les couches sociales, dans tous les milieux.


Que n’aura-t-on pas entendu sur le Parti populaire (PP) ces dernières années ? Empêtrée dans de nombreuses affaires de corruption, la formation semble usée après plus de quatre années de gouvernement. Par Nicolas Klein, doctorant en espagnol à l’université d’Aix-Marseille.

La crise économique qui frappe l’Espagne depuis 2008 semble avoir emporté avec elle la crédibilité d’une grande partie des institutions nationales. La droite conservatrice n’échappe pas au mouvement général.

Le discrédit des autorités est d’autant plus grand de ce côté de l’échiquier que le bilan de la dixième législature est contrasté. La croissance est repartie et le taux de chômage a baissé, certes. Les exportations sont au beau fixe, il faut le reconnaître.

Pourtant, le sentiment de précarité et de dégradation des conditions de vie et de travail a rarement été aussi grand. Les problèmes fondamentaux du pays sont loin d’être réglés et le plus grave d’entre eux (le défi séparatiste catalan) n’a pas trouvé de réponse satisfaisante. Le Parti populaire n’a donc pas été à même de régler les incertitudes concernant l’avenir du pays.

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27.07.16

Ana

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