Et maintenant, le plan à trois…



 


Pourquoi refuser le plan socialiste? Pourquoi partir dans un plan à trois à la recherche d’une majorité introuvable depuis un an? J’y vois trois raisons. La bassesse, le hold-up, le coup d’état permanent…

 


On dira ce qu’on voudra de l’initiative socialiste — on parlait hier de cache-misère —, elle a au moins réussi à débloquer un peu la situation. Ouvrir un peu les possibles. Un gouvernement minoritaire est désormais une piste parmi d’autres. La piste numéro un même. Plus précisément encore, la piste privilégiée aujourd’hui, c’est de ne plus penser nouveau gouvernement, mais extension du gouvernement actuel. Voilà qui place les présidents du VLD du MR et du CD&V dans une position centrale, qu’ils comptent bien exploiter au maximum. C’est l’idée d’un plan à trois.

Premier geste des trois, refuser poliment la proposition socialiste. « Ils prennent acte »,disent-ils dans un communiqué. La piste socialiste n’est « pas privilégiée » (pas nulle donc, pas rejetée, juste « pas privilégiée ») et ils s’en vont trouver des partenaires à la coalition actuelle pour « dégager une majorité parlementaire ».

Bref, ils n’enterrent pas l’idée d’un gouvernement minoritaire, éventuellement avec les socialistes, mais ils croient encore à une majorité.

Plus d’un an de palabres n’a donc pas suffi. C’est assez dur à croire. On peut se poser la question très légitimement : mais pourquoi s’acharner à trouver une majorité introuvable ?

Première explication. Celle de la bassesse. Ces trois présidents-là ne voulaient pas voir réussir Paul Magnette. Il s’agit de s’attribuer le mérite d’une sortie de crise et de se profiler comme le pivot incontournable contre la famille socialiste. Refuser la proposition socialiste pour mieux l’accepter après. Pour ne pas leur donner raison et pousser au maximum leur avantage.

La suite ici : Et maintenant, le plan à trois…

19.06.20

Istacec

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