Etats-Unis : le blocage sur le « mur » enfonce un peu plus le pays dans l’ornière


blocage

 

 

Depuis son élection, Donald Trump est parvenu à brouiller les lignes entre le vrai, l’incertain et le faux. Sa dénonciation récurrente de médias, assimilés en bloc à un « ennemi du peuple », a participé du même calcul, permettant selon lui de s’affranchir des faits au profit de slogans plus ­conformes à ses vœux, singulièrement sur l’immigration, présentée comme un péril existentiel.

 

 


Chacun a droit à ses propres opinions, mais pas à ses propres faits. La formule de l’ancien sénateur démocrate de New York Daniel Patrick Moynihan n’a cessé de résonner mardi 8 janvier, alors que Donald Trump prenait à témoin son pays à la télévision, campé dans le bureau Ovale. Le président des Etats-Unis avait choisi ce cadre solennel pour plaider une nouvelle fois en faveur du « mur » qu’il veut ériger sur la frontière avec le Mexique.

Cette volonté, à laquelle s’opposent les démocrates, a plongé un quart du gouvernement fédéral dans un shutdown, un blocage dont personne ne voit encore la fin à Washington. Avec un paradoxe saisissant : parmi les premiers concernés figurent ceux qui sont chargés d’assurer la sécurité à cette frontière.

Les arguments du président ont été avancés avec plus de gravité et de sobriété qu’au cours des semaines précédentes, sans pour autant masquer leurs faiblesses. Peut-on parler de « crise » à la frontière, comme il l’a fait, alors que les arrestations de sans-papiers, le meilleur marqueur des passages clandestins, sont parmi les plus faibles de ces vingt dernières années, même si elles sont reparties à la hausse au cours des derniers mois ?

La suite ici : Etats-Unis : le blocage sur le « mur » enfonce un peu plus le pays dans l’ornière

11.01.19

Istacec

Laissez un commentaire

You must be connecté pour laisser un commentaire.