Etats-Unis: les effets préoccupants du «shutdown»


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Ce « shutdown » ne devait pas durer plus de quelques jours, le temps qu’un compromis soit trouvé sur des mesures de sécurité renforcées à la frontière mexicaine. Mais Trump s’accroche à la coûteuse chimère d’un « mur » et l’Amérique commence à grimacer.

 


Malgré une croissance enviable de 3 % et le quasi-plein-emploi structurel, les effets macro-économiques du bras-de-fer à Washington commencent à se ressentir. Au total, la paralysie partielle de l’Administration fédérale affecte 800.000 fonctionnaires, soit un quart de la fonction publique des Etats-Unis, renvoyés chez eux sans salaire ou obligés de travailler bénévolement, pour ceux occupant un poste sensible, à l’instar de ces diplomates américains à l’ONU assurant une présence symbolique au Conseil de sécurité.

Alors que les dirigeants politiques redoutent une crise prolongée, comme le républicain Richard Shelby pour qui cela va «  durer des mois et des mois  », les économistes tirent la sonnette d’alarme. Si rien n’a abouti fin janvier, la croissance pourrait se rétracter de 0,2 % au premier trimestre 2019, selon Mark Zandi de Moody’s Analytics, soit 8,7 milliards de dollars de moins de PIB. Et c’est une prévision optimiste : le reflux pourrait, selon d’autres observateurs des marchés, coûter jusqu’à 0,5 % de croissance.

Wall Street, déjà ébranlé par une année 2018 en dents de scie, a perdu 3 % pour la seule journée de jeudi et ne paraît guère confiant pour la suite, à en juger par la fébrilité des investisseurs. «  Si cela s’étend au printemps, alors les dégâts seront réels et l’impact très fort , avertit Mark Zandi, dans le Washington Post. Car cela voudra dire que beaucoup d’autres choses partent à vau-l’eau, que l’acrimonie générale à Washington ne connaît plus de limites  ».

Istacec

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