France. Quelle étrangeté que ce renouvellement inspiré par le sommet


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Ni  l’intelligence de Macron, ni l’idiotie collective de ses adversaires, ne justifient l’installation d’un pouvoir sans autre frein que lui-même, sans autre «en même temps» que celui du Président lui-même. Nous y sommes, pourtant, subtilement, sans qu’on s’en alarme. 


Juste avant le triomphe d’Emmanuel Macron sur le vieux Parlement, il y eut ceci. Comme, l’électorat décida de ne pas en tenir compte, on pourrait considérer que ce qui suit n’est jamais arrivé. Et pourtant.

À quatre jours des élections parlementaires, le Garde des Sceaux, dont le mouvement politique était soupçonné de s’être financé aux dépens du Parlement européen, téléphonait pour l’intimider à un responsable de la radio publique, le menaçant d’un procès si ses journalistes continuaient de harceler des employés de son parti. Au même moment, la ministre du Travail, qui préparait une réforme du code du travail, portait plainte, au nom de son ministère, après la publication dans la presse de documents confirmant la radicalité de la réforme en gestation, que le pouvoir refusait d’admettre.

Dans le même temps, le Premier ministre annonçait qu’une législation d’exception, baptisée « état d’urgence », allait être transposée dans le droit commun, restreignant ainsi, sans limite dans le temps, les libertés individuelles et la protection que la justice accorde. Dans un déplacement en Provence, le même Premier ministre, qui souhaitait chanter paisiblement les louanges d’un jeune spationaute devenu emblème du pays heureux, faisait repousser par la police une équipe de télévision qui prétendait l’interroger sur les ennuis judiciaires de son ministre de la Cohésion des territoires, soupçonné de conflits d’intérêts et autres arrangements dans ses vies antérieures.
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13.06.17

Istacec

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