Europe année zéro


année zéro

 

« Au lieu de céder au découragement, enfermés dans nos solitudes respectives, nous devons aujourd’hui nous réapproprier collectivement l’idée européenne. »

 

 


Etre une femme polonaise manifestant pour ses droits, un jeune hongrois défilant contre Orban, un indigné de la Puerta del Sol de Madrid, un solidaire du parc Maximilien de Bruxelles. Être européen, enfin. Ou ne pas être, se résigner à ne jamais advenir véritablement. Voilà l’immense question qui se pose à nous. Le grand défi de notre génération.

Rarement dans l’histoire une idée aussi belle et audacieuse – la création d’une démocratie transnationale – fut portée par des bras aussi pusillanimes et tremblants que ceux de nos représentants. Le vieux rêve hugolien des États-Unis d’Europe fut confié par des dirigeants sans vision à des banquiers et des technocrates. Ce qui devait arriver arriva : ils l’ont modelé à leur image et l’ont transformé en repoussoir.

Au lieu de céder au découragement, enfermés dans nos solitudes respectives, nous devons aujourd’hui nous réapproprier collectivement l’idée européenne. Il ne s’agit pas là pour nous d’un choix, mais d’un impératif catégorique. Car l’Europe est à nos yeux la seule échelle qui nous permette de penser, de lutter, de vivre librement.

La suite ici : Europe année zéro

13.05.18

Istacec

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