Europe: l’autre migration






La situation économique de l’Europe a beau s’améliorer, le flux ne tarit pas, toujours plus important en provenance de l’Est que du Sud. Et les retours sont rares, souvent synonymes d’échec 



La liberté de mouvement est certes une conquête de l’Union européenne, qui offre à chacun le droit de choisir où étudier et travailler. Mais où est la liberté, quand la migration devient une nécessité pour les personnes ? Et où est la conquête partagée, quand cette migration fonctionne à sens unique ? « Ces jeunes représentent une perte pour les pays d’origine, qui ont dépensé de l’argent public pour leur éducation et leur formation. Et ils sont un gain pour les pays d’accueil, où ils paient des cotisations sociales et des impôts, et comblent les pénuries du marché du travail », analyse l’Institut Bruegel.

Les perdants sont d’abord à l’Est. Les anciens pays communistes, dont les économies ont durement souffert dans le changement de système, ont vu leur jeunesse partir à l’Ouest dès la chute du Mur de Berlin. Mais la saignée ne s’est plus arrêtée. La Pologne a encore perdu 268 000 jeunes de 20 à 34 ans sur la période 2013-2017. La Lituanie en a perdu 85 000 sur la même période, alors qu’elle enregistre à peine 30 000 naissances par an.

Les perdants sont ensuite au Sud. L’éclatement en 2010 de la crise de l’euro a marqué une rupture pour ces pays qui, depuis leur entrée dans l’Europe, étaient parvenus à inverser les flux migratoires. L’Espagne a ainsi perdu 136 000 jeunes de 2013 à 2017. En Grèce, où ces statistiques par âges ne sont pas disponibles, le solde migratoire total a été négatif de 183 000 sur la période.

La suite ici  : Europe: l’autre migration

6.06.19

Istacec

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