Europe. Trop facile de ne rien voir






Rompre les liens fondamentaux tissés  au niveau européen nous plongerait dans le marigot des égoïsmes nationaux, c’est à dire multiplierait les compétitions alors qu’il faut aller vers plus de coopération. On voit déjà poindre la haine, celle du « Migrant » d’aujourd’hui  résonne dramatiquement en écho fantôme de celles du Polak, du Boche, du Rital, du Juif, de l’Algérien.



C’est facile de ne rien voir ou de tout confondre. La vérité et le mensonge. L’économie et le social. L’identité et le nationalisme. La Droite et la Gauche. L’écologie et le greenwashing. Le légitime et le légal. Les fachos et les autres. C’est facile de vivre au présent en ne voyant pas plus loin que le bout de son nez, avec une haute idée de soi-même… mais aucune sur la vie en société.

Faire société, c’est tous les jours. Tous les jours selon la propension de chacun à s’intéresser à l’Autre, à s’engager dans la vie associative, syndicale, politique voire carrément alternative. A tisser du lien. Ce sont aussi des règles qui, en général, découlent des résultats de ce que l’on a voté. Le vote fige pour le temps d’une mandature les rapports de force entre opinions différentes. Ensuite, seulement ensuite, viennent les incertitudes, aléas, bonnes ou mauvaises surprises sur les capacités des élus à être à hauteur de leur  mandat. On peut rejeter un élu, pas la démocratie.

L’Europe, pour toutes celles et ceux nés après la Seconde guerre mondiale, c’est notre maison. Bâtie sur l’intelligence et le respect pour rompre avec l’idiotie et la haine qui avaient conduit à deux guerres mondiales.

L’Europe nous a vendus à la mondialisation économique et financière ? Oui, en partie ! À qui la faute ? Qui a voté pour qui lors des scrutins européens  et nationaux précédents  ?

La suite ici : Trop facile de ne rien voir

26.05.19

Istacec

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