Nathalie Brack. « On observe une européanisation de l’extrême droite »


européanisation

Une formation politique antisystème n’est pas forcément un danger. Ces partis portent de nouvelles idées. Le danger vient de la remise en cause de l’idée de démocratie. Certes, il est sain d’interroger la politique, mais pernicieux de remettre en cause les fondements de la démocratie. Le second risque tient à la difficulté à gouverner. Ces partis sont très à cheval sur leurs principes, ce qui explique leur succès. De ce fait, ils sont incapables de faire des compromis avec d’autres formations politiques.


La montée du nationalisme pourrait à terme bloquer l’UE, selon la chercheuse Nathalie Brack.  Elle est professeure à l’Université libre de Bruxelles. Elle revient sur les législatives italiennes et la progression des partis populistes ou nationalistes en Europe.

Comment expliquez-vous que les Italiens aient rejeté à ce point les partis traditionnels ?
Une partie de la population estime que ces partis n’apportent pas de réponses à leurs préoccupations. Le vote italien est un vote protestataire, un rejet des élites, renforcé par les scandales de corruption.
L’Europe fait-elle face à une vague de nationalisme ou à une bouffée de populisme ?
Ces mots ont des points communs. Mais on peut être nationaliste sans être populiste, et inversement. Le nationalisme place la nation avant tout le reste, comme le fait Matteo Salvini, le leader de la Ligue. Mais souvent le nationalisme se conjugue avec le populisme, qui met en opposition l’élite et le peuple. Ce dernier serait homogène alors que les élites, éloignées des citoyens, seraient corrompues. En Europe, on observe une montée d’un populisme de gauche comme de droite.

La suite ici : Nathalie Brack. « On observe une européanisation de l’extrême droite »

12.03.18
Istacec

Laissez un commentaire

You must be connecté pour laisser un commentaire.